Qui est Zoé, la fondatrice de la marque montante PWK ?

Zoé, fondatrice de PWK – Crédit : Presse

PWK Clothing, comprenez « People will know ». C’est la marque de « ceux qui savent savent ». Une marque cool et communautaire qui accueille en son coeur des gens de tous les horizons mais qui ont en commun un logo et des engagements au poids indéniable. Un lien fort qui les font se reconnaitre entre eux. Zoé, la jeune fondatrice, y est parvenu en transformant la bâche armée transparente qu’elle voyait dans le jardin de ses parents en accessoires de mode tendances. Rencontre.

Salut Zoé, qui es-tu  ? 

Je m’appelle Zoé donc et j’ai 21 ans. J’ai passé un BAC Économique et Social, à défaut d’une filière littéraire et plus artistique, qui me ressemble. J’ai voulu suivre les conseils de mon entourage, et je ne me suis pas écoutée tout de suite… Après l’obtention du bac j’ai fait des études de langues et de traduction, je me suis lancée sans trop d’aprioris car je suis à l’aise avec les langues étrangères. J’ai effectué mon premier stage à Londres, dans une agence de relations presse, mais à mon retour en France, je me suis rendu compte que ça ne me plaisait pas plus que ça. J’ai donc décidé de postuler chez ESMOD Lyon. Mon amour pour la mode et mon envie de créer étaient dans un coin de ma tête, et ils étaient grandissants. J’ai été prise dans cette école et mes trois années se sont déroulées à merveille. Pour clôturer ce diplôme, j’ai obtenu le prix coup de cœur du jury suite à la création de ma collection « Les passantes » inspirée de la chanson de Brassens, que j’ai imaginée de A à Z. 

A quel âge t’es tu passionnée pour la mode ? 

J’ai toujours adoré la mode mais pour moi ce n’était pas un vrai métier, j’avais un peu peur de me lancer, c’est un peu ce qui explique le fait que je n’ai pas fait ESMOD en sortant du BAC, mais l’envie et la passion m’ont tout de même rattrapée. 

Comment t’est venue l’idée de créer ta propre entreprise si jeune ?

C’était durant l’été 2018, après ma première année chez ESMOD. J’étais dans mon village à la campagne, je travaillais dans un bar/boîte de nuit pour me faire un peu d’argent de poche et Émilie, la fille qui tenait ce bar était mordue de mode. Elle s’intéressait vraiment à pas mal de choses en fait, c’était vraiment sympa de travailler avec elle. Un jour, Émilie me dit : « J’ai envie de transformer la piste de danse en friperie, est-ce que ça te dirait de t’en occuper avec moi ? ». Elle m’a laissé le choix de la mise en place, c’est un peu moi qui gérais tout ça et, de mon côté, j’essayais d’avoir des idées pour faire venir du monde dans cette frip’. En parallèle, il y avait cette bâche armée transparente qui traînait dans le jardin de mes parents, ce matériau utilisé habituellement pour les serres, que je vois souvent dans mon paysage campagnard. Et l’idée m’est venue ! J’ai eu envie de créer un tote bag en bâche armée. Je l’ai pris en photo pour Instagram et j’ai eu quelques retours positifs… J’ai fini par créer un compte Instagram dédié à mes créations. A la marque en fait ! C’est un peu comme ça que tout a commencé. Ensuite j’ai eu l’idée de créer des pochettes, des bananes et ma micro entreprise a pris forme. Ca a commencé par une dizaine de commandes avec mon cercle proche. Puis le BDE (bureau des étudiants, NDLR) d’une école m’a contactée pour acheter deux cents pochettes. Ce qu’ils avaient vu sur mon compte Instagram leur avait carrément plu. A partir de là, ça a pris de l’ampleur, je me suis mise sous le statut d’auto-entrepreneur et depuis rien ne s’est arrêté. C’est effrayant d’être auto-entrepreneur si jeune car je fais absolument tout à la main, je n’ai pas de stock, je travaille seule, et je devais gérer mes études à côté. 

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La banane 🤡

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D’où te vient cet engagement contre le plastique à usage unique ? 

Je voyais toujours dans mon paysage cette bâche, à la campagne, chez mes parents. Au début, c’était un matériau que j’ai pris comme ça, pour créer mon premier tote bag, pour m’amuser quoi. Les produits en plastique, on le sait, ce n’est pas bon du tout pour la planète. Je fais du plastique et je ne m’en cache pas, mais je transforme un matériau déjà existant pour créer quelque chose d’innovant sans gaspiller. Mes clients peuvent me renvoyer un article usagé. J’ai mis en place une politique éco-reponsable en récupérant les pièces pour en faire de plus petites, comme le porte cartes par exemple. Rien n’est perdu. Tout se retravaille. 

L’importance du « made in France » et du « fait main » semblent être une évidence pour toi, pourquoi ?

Je me suis engagée dans le Made in France car aujourd’hui il est important de pouvoir tracer un produit, c’est ce que veulent les clients. Moi, en tant que consommatrice, je préfère acheter plus cher et savoir qui est derrière tout ça, d’où le produit vient, dans quelles conditions il a été fabriqué. Donc naturellement, je souhaite la même chose pour mes clients, je me mets à leur place. 

La politique environnementale de PWK, avec son offre de recyclage était pour toi un choix inévitable ?

Inévitable ces dernières années oui, car notre manière de consommer change. D’autre part, comme chaque produit est fait main, et que je gère seule les envois et les retours, j’ai décidé de ne pas mettre en place un système de remboursement pour le moment. Mon offre de recyclage permet aux clients de renvoyer un produit s’ils ne le veulent pas parce qu’il n’est pas conforme à ce qu’ils avaient vu sur le site, à condition d’en racheter un autre. C’est à ce moment-là que j’applique une réduction sur les frais de ports et aussi sur l’article lui-même, à condition qu’il fasse partie de l’offre de recyclage. Si le produit est renvoyé sans raisons particulières et s’il n’y a pas d’achat d’un autre produit, les frais de ports ne sont pas remboursés au client.

Tu travailles toujours seule sur tes créations malgré la demande qui augmente ? 

Oui, je travaille seule, mais comme j’étais en école de mode et très bien entourée, mes amis m’ont beaucoup aidée et soutenue dans mon projet. Ca leur arrive encore de me donner un coup de main aujourd’hui. Si la marque prend de l’ampleur dans les mois, les années à venir, j’engagerais des gens, bien-sûr !

En parcourant tes créations, on s’aperçoit que la simplicité est l’ADN de la marque. Peux-tu nous en dire plus ?

La matière que j’utilise est la seule chose qui me différencie de tout ce qui existe déjà, et je trouve que la bâche armée transparente est originale. En ce qui concerne la « simplicité », on peut dire que j’aime ça, car ça permet aux accessoires d’être portés avec n’importe quelle tenue, il n’y a que la fermeture qui change de couleur, le reste est identique dans chacune de mes créations. J’essaie aussi d’innover. Par exemple, le tote bag Basile est vendu avec des maillons à la place des anses. 

Les personnes que tu photographies pour la marque sont de très bons amis à toi, tu penses que c’est important de mêler l’affectif à tes créations ? 

Quand j’ai commencé c’était sur un coup de tête, je repostais juste les photos de mes premiers clients, je voulais mettre le client au centre de cette micro entreprise, et mon entourage a été d’une grande aide. Le 1er juin 2020, j’ai voulu mettre à jour mon site en le rendant un peu plus « pro », et encore une fois ce sont mes amis qui m’ont aidée. Sans eux,  je n’aurais peut-être pas osé me lancer, assumer un peu plus qui j’étais. C’est aussi une manière de les remercier, de les mettre en lumière. Quand je parle de la marque, je ne dis pas « je » mais « on ». Tous les prénoms que je donne à mes créations sont ceux de mes amis, de ma famille. 

Quels sont tes futurs projets ?

Au mois de décembre on doit ouvrir un Pop-up store à Lyon. Pour Noël, j’ai prévu de sortir une gamme textile avec des t-shirts, des sweats et des chaussettes, le tout en coton bio et polyester recyclé. Je réfléchis également à de nouvelles couleurs pour les fermetures. J’aimerais aussi voir naître ma première boutique physique au cours de l’année 2021. Pour l’instant, les produits sont vendus exclusivement en ligne car je travaille de chez moi. Tout ce que j’espère, c’est qu’avec la situation que nous vivons actuellement, ils pourront se réaliser. 

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