Chloé Bechini : « Être entrepreneure ce n’est pas simplement une description sur Instagram »

Chloé Bechini entourée de ses bijoux Bonanza Paris

Elancée, brune et discrète. Chloé Bechini dégage pudiquement mais certainement une grande beauté et une élégance qui se ressentent dans ses créations. Mannequin, elle est aussi à la tête d’une marque de bijoux poétiquement féminins avec une touche de caractère et une pointe de romantisme. Porter un bijou Bonanza c’est valoriser le savoir-faire français tout en misant sur une forme de séduction subtile et pourtant pleine d’assurance. Chloé dessine ses idées puis tout est créé du moulage jusqu’au résultat final. Pas d’assemblage chez Bonanza, tout y est unique. Comme celle qui la porte.

Bonjour Chloé, quel est ton parcours ?

J’ai 28 ans, je suis née à Nice et je suis une amoureuse du sud surtout en vivant à Paris depuis 8 ans où j’ai construit ma vie professionnelle. Je suis mannequin depuis l’âge de 8 ans – un métier que j’ai continué en parallèle de mes études en stratégie des marques (BAC+5) – J’ai enchaîné ensuite les jobs en agence de publicité (Wunderman, Ogilvy, …) en tant que planneur stratégique avant de me mettre à mon compte et de créer ma marque de bijoux Bonanza Paris.

Comment t’est venue l’idée de créer une marque de bijoux ? Tu n’es pas seule dans l’aventure il me semble ?

Depuis toujours, j’ai grandi avec l’âme d’une entrepreneuse. J’ai créé ma première entreprise à l’âge de 21 ans, une seconde à mes 23 ans et enfin Bonanza Paris à mes 26 ans. La création de Bonanza Paris a été l’aboutissement de tout ce chemin et la suite de ce que j’avais déjà entrepris durant toutes les précédentes années.  La création m’a également toujours suivie, depuis toute petite le dessin était une de mes activités favorites. Je ne dessinais pas de bijoux mais des objets, des animaux, et parfois je me laisser aller dans ma mélancolie et dans un art plus abstrait. Bonanza Paris était donc une évidence pour moi. L’histoire de Bonanza Paris a effectivement commencé à deux avec une amie. Et depuis le début de l’année 2020 je suis désormais seule à faire évoluer la marque. 

Que veut dire Bonanza ?

Bonanza peut se traduire par « une aubaine » en français, ce terme anglais à consonance hispanique révèle la philosophie de la marque, basée sur la volonté d’oser, d’aborder la vie comme une chance qu’il faut saisir. Bonanza Paris s’accorde à sa vision du bijou et de son rôle… Une occasion de magnifier la beauté féminine avec un accessoire de qualité.

Tu es également mannequin, comment fais-tu pour gérer cette double vie ?

Je n’ai pas choisi la facilité. Mais ce choix me ressemble. Cependant, ces deux dernières années ont été très difficiles à gérer. J’étais débordée à travers Bonanza Paris et mon perfectionnisme, ainsi qu’à travers mes boulots de mannequins. Aujourd’hui les choses ont changé et le confinement m’a permis de mieux organiser et gérer ma vie. Vivre une pause est la meilleure manière de faire une introspection ! Désormais je suis plus sélective pour mes jobs de mannequin. Quant à Bonanza Paris, j’ai pris la décision d’agrandir mon équipe en employant ma première recrue à temps plein. 

Chloé Bechini avec l’un de ses colliers – Crédit : Mathieu Puga

Quel est le plus dur et le plus excitant lorsque l’on crée sa propre entreprise ?

Le plus dur est d’apprendre à vivre avec des problèmes quotidiens. Au début, chaque obstacle était une nouvelle source de stress et désormais avec l’expérience on apprend à vivre avec. Cette notion est très importante, car elle m’a forgé l’esprit et appris à trouver une solution à toutes les situations. Être entrepreneure ce n’est pas simplement une description sur Instagram, c’est être capable de faire passer son entreprise avant tout ! Le plus excitant c’est de voir mes idées se concrétiser, en passant par les dessins des bijoux et la direction artistique que j’imagine. Il n’y a rien qui me satisfait plus que de découvrir les retours positifs sur une nouvelle collection/campagne. 

Ps : Je collectionne les messages d’amour de mes clientes. 

Vous vous êtes engagées à ce que vos bijoux soient français. Pourquoi ce besoin du made in France absolument ?

Il était tout simplement hors de question de se délocaliser. Créer en 2020 c’est pour moi être responsable et conscient du monde dans lequel on vit. Au-delà de l’obligation, c’est une réelle fierté d’avoir comme partenaire des entreprises françaises et familiales à taille humaine, tout en respectant une charte écologique et durable. Le « Made in France » était une évidence !

Où trouves-tu les inspirations pour créer tes bijoux ?

Je suis une femme de caractère qui sait exactement ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas. Mes deux clés d’entrées sont la nature et les femmes. Je conçois les femmes comme un être charnelle et ingénu doté d’une puissance émotionnelle inestimable. J’aime imaginer des personnages et les histoires qui les accompagnent. De nature très rêveuse et romantique, je m’amuse à observer et cerner les femmes qui m’entourent.  La nature est la base de tout. Celle qui fait le lien avec notre existence actuelle et nos premiers pas sur terre. Une source d’inspiration inépuisable ! Et bien évidemment l’ancien fait obligatoirement parti de mes inspirations. Il n’y a rien de plus beau qu’un objet qui a vécu une vie !

« Les femmes sont pour moi des créatrices d’émotions »

La direction artistique des visuels des campagnes est toujours très réussie, très féminine, très forte aussi. Comment procédez-vous ?

Lorsque j’imagine une campagne, la première étape est d’abord d’écrire une histoire. Le moodboard va ensuite venir nourrir cette histoire et donner la fibre artistique. Je me concerte ensuite avec mes équipes avec qui j’ai l’habitude de travailler pour faire évoluer mes idées. Il est très important pour moi de me challenger et de fédérer autour d’une idée commune. Cela fait partie de mes principes de vie. Enfin le jour J, je donne toujours la priorité au meilleur rendu. Si une de mes idées ne fonctionnent pas, on passe à autre chose directement. C’est pourquoi je suis très à l’écoute des talents qui m’entourent. Je préfère qu’on me dise ce qui ne va pas pour trouver l’idée qui sera la meilleure. 

La dernière campagne avec Joanne Palmaro est sublime. Peux-tu m’en dire un peu plus ?

Je suis ravie que cette campagne t’ait plu. J’ai vécu beaucoup d’émotions à travers cette elle, un confinement qui l’a retardé et tous les aléas autour (La voiture qui tombe en panne, le déjeuner qui se fait attendre, …). De plus, c’était la première fois que je gérais une aussi grande équipe sur un shooting et avec autant de talents. Nous étions dans le somptueux Château de Vallery qui nous a ouvert ses portes pour l’occasion. Son immense jardin et ses nombreuses salles nous ont beaucoup fait transpirer, mais c’était sans compter le charme de Joanne Palmaro qui en une prise nous donnait ce que nous attendions. L’histoire que j’avais écrite lui était directement destinée et ça s’est ressenti tout au long du tournage. 

Joanne Palmaro pour la campagne La Madonne de Bonanza Paris – Crédit : Presse

Il y est question d’une madonne. Quelle est justement ta vision des femmes ?

Ma vision des femmes est complexe. Je pourrais écrire une dissertation sur le sujet ! Les femmes sont pour moi des créatrices d’émotions. À travers ces dernières, elles vivent, créent, aiment et perpétuent une féminité qui leur est propre mais dont elles sont en train petit à petit de se dissocier. Sans parler de leurs forces. Comme le dit si bien Simone de Beauvoir « On ne nait pas femme : on le devient » . Elles m’ont appris que la féminité qu’elles ont créée ne se limite pas à leur corps au contraire. La féminité est aujourd’hui accessible à tous. Et c’est d’ailleurs ce que je vais essayer de démontrer en créant une ligne de bijoux féminins pour des hommes. 

Joanne Palmaro pour la campagne La Madonne de Bonanza Paris – Crédit : Presse

Que représente le bijou selon toi ?

Le bijou a une symbolique très forte. Déjà dans l’antiquité on utilisait des bijoux pour affirmer notre statut social et encore aujourd’hui avec les alliances pour officialiser une union. Ma vision est l’extension de ce qui existe déjà. Mais si je dois ajouter « ma touche », je dirais qu’un bijou est là pour être vu et non pour être caché. Cette symbolique du bijou et la féminité sont d’ailleurs intimement liées. 

Un bijou iconique que tu aurais adoré retrouver au catalogue de Bonanza ?

Han il y en a tellement. Mais pour être dans l’originalité, j’aurais eu beaucoup de fierté à endosser le rôle de la créatrice des montres anciennes de Cartier. J’en suis une femme absolue !

Des projets à venir ?

Une nouvelle collection en cours de création sur l’un de mes derniers voyages qui m’a beaucoup touché. Hâte de vous en dire plus !

Quelques bijoux Bonanza Paris – Crédit : presse

Retrouvez la collection de Bonanza Paris ici.

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