Oscar Anton : « La consommation de la musique aujourd’hui est complètement différente »

Oscar Anton - Crédit : Presse

Avant, on découvrait un titre à la radio ou à la télé. Puis il y a eu youtube et l’explosion des plateformes de musique mais c’était sans compter la puissance d’Instagram. Ce réseau social pourtant originellement dédié à la photo s’est fait prendre d’assaut par les artistes, chanteurs et musiciens inclus. Ils redoublent tous d’ingéniosité et de techniques pour se faire connaitre. Certains laissent même tomber leur label pour se lancer en indépendant. C’est le cas d’Oscar Anton, découvert justement sur le réseau social (@oscarantonmusic). Extrêmement proche de ses followers, il partage ses créations avec un enthousiasme débordant qui pousse ces fans d’un nouveau genre à leur partager et le relayer sur leur propre compte. Le bouche à oreille 2.0 donc. Pendant le confinement, Oscar a même atteint le tant attendu 10K, celui qui permet d’intégrer les liens swipe-up dans les stories, menant un peu plus facilement sa communauté vers ses packs comme il les appelle, auto-produits et publiés sur des plateformes de stream comme Deezer ou Spotify. Il compose et écrit ses titres de A à Z pour offrir des rythmes smooth, entrainants et à la joie extrêmement communicative. Comme lui. D’ailleurs, récemment, sa communauté a pu partager son bonheur lorsque le clip fait maison de « Nuits d’été »  – chanson écrite avec sa soeur Clémentine et réalisé avec l’aide de sa mère – a dépassé le million de vues. A écouter sans modération.

Ce n’est pas évident de parler de soi mais peux-tu te présenter ?

Hey ! Bien sûr, je m’appelle Oscar Anton, j’ai 23 ans, j’habite à Paris, et je suis compositeur producteur et interprète. Ça fait un peu bio Tinder dit comme ça mais bon. 

Depuis quand fais-tu de la musique ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Depuis que j’ai 7 ans. J’ai commencé par le conservatoire en apprenant le piano et le solfège, puis je me suis mis à la guitare vers 13 ans en regardant des tutos Youtube. C’est à cet âge là que j’ai commencé à écrire de la musique. C’est difficile de répondre mais la musique fait partie de ma vie depuis tout petit. Je me sens hyper chanceux d’avoir découvert ma passion aussi tôt et d’avoir décidé d’aller jusqu’au bout, d’en faire mon métier. C’est un rêve d’enfant que je n’ai pas abandonné. 

« Une nuit d’été » d’Oscar Anton et sa soeur Clémentine

Est-ce que tu te doutais un jour que tu allais justement en faire vraiment ton métier ou avais-tu d’autres idées en tête ?

Plus petit je voulais être joueur de tennis professionnel. Je m’entrainais  beaucoup et faisais pas mal de compétitions. Puis vers 15/16 ans la musique a pris le pas sur le sport. J’ai commencé à faire des concerts et c’est à ce moment que j’ai su que je ne voulais faire que ça. Ça vient vraiment de la scène je crois. 

Comment définirais-tu ton style musical ? Est-ce qu’il t-a fallu du temps pour le trouver ou était-ce une évidence ?

Non, c’est un processus très long ! Faire de la musique qu’on aime prend beaucoup de temps, il n’y a que depuis peu que je suis fier à 100% de mon travail. Il y a au début une vraie différence entre la musique qu’on écoute et celle qu’on fait. Il faut du temps avant de maitriser son instrument, son écriture. Je pense que l’évolution artistique est infinie, mais après avoir essayé des milliers de choses, une tendance se crée. Je fais de la pop. C’est une catégorie très large et ça me plaît assez. Elle peut rassembler de la musique électronique, folk, R&B, jazz … Je ne me mets aucune limite tant que la musique me touche, que la mélodie me parle. 

Quelles sont tes inspirations musicales et/ou artistiques plus largement ?

Je m’inspire surtout de ce que j’écoute. Je suis vraiment motivé par le travail des autres, j’essaye de comprendre comment telle ou telle chose a été faite. La musique de film m’inspire beaucoup aussi, le travail de musique à l’image. 

Les trois artistes dont tu ne peux pas te passer ?

Coldplay, Drake et Angus & Julia Stones. Trois ambiances différentes mais qui me touchent tout autant. 

Comment penses-tu tes chansons ?

J’écris, compose et produis tous mes titres, quasi intégralement dans ma chambre que j’ai transformée en studio. J’y enregistre mes voix, fais les arrangements et mix le titre.  Je pars toujours de la musique, et ensuite j’écris un texte par dessus. Je me concentre principalement sur la mélodie du titre, c’est ce qui personnellement m’intéresse le plus dans une chanson. 

Chaque mois, tu dévoiles sur les plateformes de musique un pack avec quelques-unes de tes chansons, pourquoi ce procédé ? Le concept de l’album est mort ou un peu désuet selon  toi ?

Ce nouveau projet part d’un besoin de liberté. J’ai signé mon premier contrat avec Polydor – Universal Music à l’âge de 19 ans, et suis resté pendant environ 3 ans. Il y a quelques mois, j’ai décidé de quitté le label pour suivre ma vision de la musique. On m’a toujours dit qu’il fallait attendre, prendre son temps entre chaque titre, et espérer qu’une radio le joue. Mais je ne suis pas du tout d’accord avec cette vision. Pour moi, la consommation de musique aujourd’hui est complètement différente, et surtout pour un jeune artiste comme moi ! Les plateformes de streaming, les réseaux sociaux sont aujourd’hui une super vitrine. Je voulais être le plus naturel et spontané possible. J’écris tout le temps de la musique, je ne vois pas pourquoi j’attendrai avant de la mettre à disposition. 

Te souviens-tu du premier CD que tu as acheté ou que l’on t’ait offert ? 

Pas vraiment, je crois que c’est arrivé très tard. J’écoutais toute la bibliothèque de mes parents, pleine de leur disques, et le mp3 est vite rentré dans ma vie ensuite ahah ! Je pense que le premier CD devait être Ed Sheeran, un peu symboliquement, pour avoir l’objet. Je devais avoir 15 ans. 

Celui que tu as le plus écouté en boucle ?

Sûrement Ghost Stories de Coldplay. Un disque qui m’a vraiment bouleversé et qui a changé ma façon de créer de la musique. Etant depuis tout petit inspiré par des groupes de pop/rocks, (classique dans leur formation guitare/basse/batterie) j’ai découvert qu’on pouvait très bien allier cette pop là à de l’électro. Je pense que c’est à partir de cet album que j’ai vraiment commencer à produire de la musique. 

Un titre que tu écoutes sans arrêt mais en secret ?

Supergirl – Anna Naklab feat. Alle Farben & Younotus. Je me sens plus forte une fois la chanson terminée.

Quel titre as-tu écouté pour traversé le confinement ?

Can I Call You Tonight ?  de Dayglow. J’ai du l’écouter 150 fois en 8 semaines. 

Tu es très actif sur Instagram, est-ce pour toi le meilleur moyen aujourd’hui pour se faire connaitre et surtout faire découvrir son travail ?

Les réseaux sociaux en général sont hyper importants oui. C’est une vraie liberté pour n’importe quel créateur, et accessible à tout le monde donc bien sûr ! Hyper pratique aussi pour rentrer en contact avec d’autres artistes. J’attends toujours une réponse d’Emrata (Emily Ratajkowski, ndlr) mais je suis confiant. C’est pour un projet de… un truc. 

 

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