L’art de chiner en brocante selon Anaïs

Anaïs alias Lana

1100 likes, 50 commentaires et 50 enregistrements. Voilà ce qu’a généré la publication d’un mini Polly Pocket en forme de coeur rouge sur un compte Instagram loin d’être influent et ne générant qu’en moyenne 150 likes par photo. Comment expliquer que 22 000 comptes aient été atteints en une soirée ? La nostalgie de toute évidence et l’art de la chine d’Anaïs ! Car c’était à elle qu’appartenait l’objet de tous les désirs. Cette jeune journaliste à la chevelure platine – mais parfois pêche ou rose bonbon – possède un véritable musée du jouet. Chez elle, des petits poneys côtoient des tasses de Lady Diana et des figures de Michael Jackson. Un empire qu’elle a monté de toute pièce après des heures et des heures à écumer les brocantes de province (les meilleures d’après elle). Depuis, elle a mis son art à profit en proposant à la vente ses trouvailles sur son compte @lanabrocante. A-t-elle des secrets pour trouver toutes ces pépites ? C’est ce qu’on a voulu s’avoir pour pouvoir affronter convenablement les quelques 50 000 vide-greniers qui auraient lieu chaque année en France d’après France Info.

Hello Anaïs, qui es-tu ?

Bonsoir Paris ! Je m’appelle Anaïs (mais tout le monde m’appelle Lana), j’ai 34 ans, je viens de la banlieue. J’aime les jouets des années 90, la ricoré, le fromage de chèvre et feu les One Direction.

Tu es la reine de la chine. Comment t’est venu cette passion des brocantes ?

J’ai toujours adoré zoner dans les brocantes. Je me souviens d’avoir chiné un pendentif en forme de coeur en Angleterre quand j’avais 12 ans, et une autre fois la bande-annonce Bodyguard, à Noisiel. C’est aussi à Noisiel, au marché, qu’on retournait les stands de fripes avec ma mère. Une fois j’ai vu des bottines de Mary Poppins à 10 francs. Je les voulais trop mais elle m’a dit non ! Ensuite on a déménagé dans les Yvelines, à Plaisir, et on a découvert un dépôt-vente dans lequel on allait tout le temps, pour acheter et revendre. Plus tard, quand je suis arrivée à Paris, j’habitais à Barbès et je passais tout mon temps chez Guerrisol ! Où que j’aille, je cherche les marchés aux puces et les brocantes. C’est plus fort que moi. La probabilité de trouver des trucs extraordinaires pour pas cher me rend fébrile ahah.

Tasse vintage – Crédit : @lanadelcroix

Quels sont tes meilleurs conseils pour chiner ?

Ne pas hésiter à fouiller, tous les stands et tous les endroits, même les rayons livres/meubles. Retourner les bacs, considérer les objets qui ont l’air de bonne facture et regarder de près de quoi il s’agit. Et surtout privilégier les vides-greniers de particuliers aux brocantes-antiquités de professionnels, c’est là qu’on fait les meilleures affaires.

Quel est le meilleur endroit pour trouver de petites merveilles ?

Les vides-greniers de campagne ! Je dirais même plus : tous les vides-greniers et friperies de province, plus avantageux niveau prix et plus achalandés en jolies pièces. À Paris on trouve toujours des trucs bien, même à prix sympa, mais ça reste plus cher et on fait un peu moins de trouvailles. En Angleterre j’adore les « car boot sales », quand je vais à Londres je vais à la vente de Battersea. J’adore aussi le marché Vernaison aux Puces de Saint-Ouen, ambiance surannée et jolies choses à glaner à tous les coups.

Que rêverais-tu trouver en brocante ?

Des pièces de créateur : Yves Saint Laurent, Yamamoto, Courrèges… J’en ai déjà trouvé mais c’est toujours un émerveillement !

Anaïs

Quelle a été ta plus belle trouvaille ?

Il y en a plein : une veste en jean Gaultier Junior par exemple, courte et cintrée, un vrai petit bijou. Récemment j’ai trouvé un manteau en laine Claude Montana (enfin c’est ma mère qui l’a trouvé mais il ne lui allait pas ahah).

As-tu une boutique vintage ou plusieurs préférée(s) à Paris ou ailleurs ?

À Paris, j’adore la boutique de ma copine Amel, En Voiture Simone, qui est au 43, rue Charlot. Elle a un goût incomparable et des pièces exceptionnelles, qu’on ne trouve nul part ailleurs (Anne-Marie Beretta, Kansai Yamamoto, Michèle Lamy, Jacques Estérel…). J’aime bien la boutique BIS Solidaire boulevard du temple, les prix défient toute concurrence et on peut trouver de jolies pièces (j’y ai déniché des ballerines Chanel récemment). De temps en temps je vais chez Freep’star ou Kiloshop rue de la Verrerie, ou chez Guerrisol à Barbès, mais honnêtement, ce qui me procure le plus de plaisir, ce sont les vides-greniers. En Angleterre je fais les charity shops de quartier aussi.

Tu collectionnes les jouets. Lesquels et pourquoi ?

J’adore les trolls, les Petits Poneys, les Polly Pockets, les Barbies, les Furby, les Tortues Ninja, les jouets McDo, les trucs Sailor Moon, The Mask…bref, tout ce qui se rapporte aux années 80-90, durant lesquelles j’ai grandi ! Je suis une grande enfant, je pense que racheter ces jouets ça me rassure et ça me fait kiffer, c’est comme si je gâtais la petite Anaïs de 6 ans.

Quand Anaïs chine

Un avis sur les jouets actuels ?

Ils sont moches ahah. Les poneys ressemblent à des extra terrestres et les barbies sont mal habillées.

Si tu devais te réincarner en jouet, lequel serait-il ?

Barbie Secret Hearts avec son carrosse.

Ton mot de la fin ?

« Magic Light, Magic Light, fais briller les couleurs dans la nuiiiiit. »

Pour retrouver Anaïs et sa personnalité hors-norme, allez faire un tour sur son blog !

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