Violente viande, celui qui secouait Instagram et les bonnes manières

Crédit : Instagram.com @violenteviande

« J’écris comme je parle. » Le ton est donné par Florian, celui qui se cache derrière le pseudonyme « Violente viande » sur Instagram. Car parmi les milliers de comptes dont regorge ce réseau social, il est un « @ » qui chamboule les codes et c’est bien lui avec ses plus de 107 000 followers.

Si vous ne le connaissez pas encore, il s’agit  – pour le peu que l’on sait de lui – d’un jeune français qui ne pratique clairement pas la langue de bois quitte à en choquer quelques uns. « J’aime lorsque les phrases sont courtes et directes. Pour mon compte Instagram, très honnêtement, je me faisais chier un dimanche et comme j’aime beaucoup la typographie, voilà j’ai tenté de mixer mes conneries et ça. » Au début, les pronostiques allaient bon train sur l’identité de cette plume acérée des temps modernes. De punchlines sexistes à machistes aux jeux de mots parfois très fins, on se demandait au début si ce n’était pas une femme qui se cachait derrière ce nom cru. Mais Florian de rétablir sa vérité : « Déjà il y a une propension des femmes à aimer les citations littéraires sur les réseaux sociaux. Ensuite il y a celles qui se prennent en photo et rajoutent des citations de merde sur le sens de la vie. Donc je suis un bon terreau pour elles (je me retrouve souvent tagué dessus). Et puis surtout, les femmes ont beaucoup plus de second degré et d’humour trash que les mecs. Tu vois, nous les gars on s’envoie des photos de petits culs en DM, alors que les filles se taguent entre elles en commentaires sur les images de phrases marrantes. C’est grâce à elles tout ça. »

Crédit : @violenteviande

Alors, bien sûr, Violente viande clashe, bouscule, pique et dérape parfois mais n’est-ce pas le bon exercice pour apprendre à faire un pas de côté et se dire qu’il n’y a rien de mieux que de ne pas se prendre au sérieux  ? Il est en tout cas impératif de laisser le premier degré au placard lorsqu’on lit ses publications sous peine de ne voir que des propos racistes, homophobes voire pédophiles. Mais là est le secret de Violente viande : se parer des sujets d’actualité les plus violents pour en rire et interpeller un peu plus le lecteur sur ce qui ne tourne clairement pas rond dans notre société. « Certains de mes posts ont été mal reçus. Genre « C’est mieux quand elle veut ». Mais bon, on ne peut pas attendre de tout le monde un recul et un second degré. Chacun a sa manière de réagir et sa sensibilité sur le sujet. Surtout que, comme je ne suis pas une femme, je ne pourrais jamais vraiment faire partie du débat puisque je n’ai jamais subit un harcèlement masculin. À part peut-être en soirée avec des gays, si. Certains gays sont comme les hétéros beaufs, des gros lourds qui se permettent n’importe quoi et te prennent pour une proie. Normal, ça reste des mecs.Et je pense que mes phrases ne sont pas mal perçues parce que finalement je ne suis pas vraiment connu ! Donc je plais finalement à un public restreint qui aime cet humour. » Un humour caustique qui a le mérite de casser un peu le politiquement correct excessif installé au point d’aseptiser toutes les réponses, toutes les interviews, toutes les façons de penser.

Pour en savoir plus sur Violente viande, voici son questionnaire :

Ton principal trait de caractère : je suis pas celui qui parle le plus fort en soirée.

Ton défaut : trop anticiper les choses ça rend négatif parfois. Faut que j’apprenne à me laisser surprendre par l’inconnu.

La qualité que tu préfères chez un homme et chez une femme : l’ambition dans le travail.

Crédit : @violenteviande

Ton passe temps favori : regarder des vidéos scientifiques sur le voyage dans le temps sur internet 

Quelle est ta couleur préférée : ton cul.

Quel est ton auteur favori : j’en ai deux : Stephen King et Jorge Luis Borgès.

Ton compte Instagram préféré : celui de Mike Orangu Tang.

As tu un poème en tête : pas du tout ! Mais faudrait que je m’y mette. Je pense que j’ai loupé un truc en ne lisant pas William Blake.

Quel(le) est ton héros ou héroïne de fiction préféré(e) : Batman.

Ton artiste préféré(e) : ça évolue au fil des années de la personne que je suis. En ce moment, je dirais que c’est Justin Vernon du groupe Bon Iver.

Que détestes-tu le plus : les gens.

Le don que tu voudrais avoir : pouvoir apprendre une langue en quelques semaines comme les autistes asperger.

Ta devise : y’a un truc de Bukowski que j’aime beaucoup. Il disait : « Trouve un truc que tu aimes, et laisse-le te tuer ». Je trouve ça magnifique, cette conscience de sa propre finitude.

Qu’est-ce que l’amour : j’en sais rien. À chaque fois on croit savoir, et puis finalement c’est pas ça. Je pense qu’on le sait une fois qu’il est reparti.

Qu’est-ce que l’humour : c’est le meilleur dialogue avec les gens.

Qu’est-ce que le respect : Une belle valeur. Ma préférée je pense.

Quel serait ton mot de fin : Merci d’avoir perdu ton temps à me lire. Je te le rendrai un jour, promis.

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